Chaque athlète est individuellement incité à utiliser des produits pour être plus performant, ce qui conduit à une situation de dopage généralisé dans laquelle le classement n’a finalement pas changé (par rapport au cas sans dopage), mais incluant un coût potentiellement élevé pour chacun des sportifs ». En ce sens, et du point de vue de la théorie des jeux, il précise que le dopage est « un exemple typique de dilemme du prisonnier. Le dopage est une pratique présente dans différents sports professionnels de manière générale. Ce dernier reconnaît s’être dopé à la cortisone pendant trois années alors qu’il est hospitalisé pour une maladie du foie lors de l’hiver 1977-1978, qu’il attribue à l’absorption de cette substance. Pendant des années après sa retraite, il remontait l’Alpe d’Huez avant le passage du Tour de France, rarement reconnu par les spectateurs. Mais cela a permis à Carrea, même loin en arrière avec le peloton, d’être le premier dans l’histoire du Tour à monter l’Alpe d’Huez en maillot jaune. La première voit l’exclusion de Michel Pollentier du Tour de France 1978 alors qu’il vient de s’emparer du maillot jaune en gagnant la 16e étape à L’Alpe d’Huez pour fraude au contrôle antidopage.
En 1988, quelques jours avant l’arrivée à Paris, le maillot jaune Pedro Delgado est déclaré positif au probénécide, une substance interdite par le Comité international olympique car elle permet de dissimuler les traces de stéroïdes. À Paris, Jean-Patrick Nazon remporte l’étape des Champs-Élysées. Jean Robic a attaqué sur l’Alpe d’Huez, que le Tour gravissait pour la première fois, et Coppi a contre-attaqué et pris la tête. Aidé par Jean Malléjac, Louison Bobet place une attaque entre Toulouse et Millau. Yassine Bounou termine la saison à la quatrième place du championnat espagnol en ayant disputé 33 matchs en championnat, six matchs en Ligue des champions et six matchs en Coupe d’Espagne. Lors de la saison 2012-2013, grâce aux matchs joués au stade Chaban-Delmas, l’UBB termine à la deuxième place de ce classement, juste derrière le Stade toulousain, confirmant que le rugby est bel et bien de retour sur le plan local comme national. La deuxième affaire démontre la complicité de l’Union cycliste internationale qui couvre les coureurs et joue sur les règlements pour étouffer les scandales.
L’Irlande ne retrouva jamais son niveau de l’avant guerre et ne rééditera jamais son exploit de 1914. Au cours des vingt années suivantes, elle termine toutefois à plusieurs reprises à la deuxième place. De 12,6 % en 1967, ils passent à 4 % en 1968, puis seulement 1 % en 1975. Le docteur Jean-Pierre de Mondenard considère que cette diminution cache en réalité la mise en place d’un système de triche organisée, au sein duquel les coureurs se tournent vers de nouveaux produits non détectables par les contrôles : « Les organisateurs plastronnaient, les médias tartinaient leurs propos. En fait, à défaut, c’est l’école de la triche qui s’était mise en place. De fait, ce sont plutôt des « semi-professionnels », mais ce terme d’usage courant dans les pays anglo-saxons n’est pas utilisé en France. Le mouvement d’internationalisation du cyclisme initié par les organisateurs du Tour au milieu des années 1980 se traduit par l’arrivée de coureurs américains et des pays d’Europe de l’Est, qui sont selon le chercheur Christophe Brissonneau des « vecteurs d’une nouvelle culture de l’entraînement et de la pharmacologie ».
Le cyclisme a historiquement été très souvent touché par des scandales de dopage, notamment dans les années 1990 et 2000. Le nombre de cas positifs en % a aujourd’hui nettement diminué, et le cyclisme reste l’un des sports où les contrôles antidopages sont les plus fréquents. En 1966, 87 % des contrôles menés en France sur des cyclistes se révèlent positifs mais la plupart des cas sont blanchis. Les cas de dopage se multiplient dans les années 1970 et 1980 mais font l’objet d’une médiatisation discrète alors que l’utilisation des stéroïdes anabolisants et des corticoïdes se généralise. Au fil des ans, d’autres coureurs pris pour dopage n’écopent que de dix à quinze minutes de pénalité. Les sanctions prises envers les coureurs sont peu sévères, voire inexistantes, et n’entraînent pas d’exclusion. Par ailleurs, les sanctions prises envers les coureurs restent faibles et n’ont aucun pouvoir dissuasif. L’arrivée de ces nouvelles substances dopantes coïncide avec une période de hausse sensible de la performance des coureurs. Ainsi, Henri déclare : « Nous souffrons du départ à l’arrivée.